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Rome, une ville bien dans son époque

Pascale Mougenot
17/01/2019

Berceau de l'Empire romain et siège de la papauté, Rome fait rêver le monde entier. Mêlant élégance et nonchalance, la belle italienne incarne pour l'éternité une certaine idée de la dolce vita. "Andiamo" !


Rome partage avec Paris le titre de "plus belle ville du monde". Mais pour un Français, elle est tellement plus exotique ! 

Ses trois millénaires empilés dans un sublime pêle-mêle urbain donnent le tournis au plus blasé des voyageurs. "Qui l'a vue a tout vu" estimait Goethe. Les mots du poète n'ont rien perdu de leur force. 
Pour une opération MICE, faire le choix de la "caput mundi" de l'Antiquité - devenue plus modestement la capitale de l'Italie - c'est assurément jouer une carte maîtresse. 

Patrimoniale, épicurienne et rayonnante, Rome est une destination que tout le monde aime. En 2017, elle figurait à la 12e place des villes les plus visitées de la planète (3e en Europe après Paris et Londres), une fréquentation dopée par les pèlerins. 

Tous les chemins ramènent à Rome...

Cette position "modeste" ne manque pas d'étonner les Romains tant les touristes se font envahissants du côté du centre historique ou de la basilique Saint-Pierre… 
Mais de fait, un pas de côté suffit pour échapper à la foule, aimantée par les sites emblématiques. 

Reste que la cité tout entière vit par et pour le tourisme. Les hôtels affichent des taux d'occupation enviables toute l'année et plus personne ne sait identifier une quelconque basse saison… 

Pourtant, la ville éternelle croule sous les dettes et les services publics fonctionnent mal - les détritus s'amoncellent dans les rues criblées de nids-de-poule, les transports en commun sont surchargés. 
Alors, après le grand lifting effectué pour le jubilé de l'an 2000, ce sont désormais les privés qui prennent soin de ses trésors. 

La tendance a été lancée par le maroquinier Tod's qui a financé les travaux du Colisée; la maison de couture Fendi a suivi, offrant une cure de jouvence à la fontaine de Trevi. Et le joaillier Bulgari a restauré l'escalier baroque reliant la place d'Espagne à l'église de la Trinité Sainte-Marie-des-Monts. 
Depuis, un peu partout, des bâches arborent des marques moins prestigieuses : "Rome, ville offerte", grincent les détracteurs de cette approche commerciale de la politique patrimoniale. 

La face B d'une ville éternelle

En parallèle, des jeunes migrants ont pris l'initiative de balayer les rues, espérant quelques pièces et un meilleur accueil de la population… 

Depuis une vingtaine d'années, Rome investit dans des projets contemporains. Côté nord, le MAXXI de Zaha Hadid (musée national des arts du XXIe siècle) se dresse non loin de l'auditorium du Parco de la Musica signé Renzo Piano.

Côté sud, une centrale électrique accueille une annexe des musées du Capitole et les anciens abattoirs de Testaccio ont été transformés en musée d'art contemporain (MACRo).
Aux alentours, bars et clubs attirent les oiseaux de nuit.

A l'issue d'un très long chantier, le quartier moderniste et monumental de l'EUR s'est aussi doté d'un nouveau centre des congrès, plus grand bâtiment construit à Rome depuis un demi-siècle. De quoi booster un peu plus le tourisme d'affaires. 
 
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