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Recife, luxuriance arty

La rédaction
02/05/2019

Cette région tropicale fut le plus grand centre de production de canne à sucre du monde. Ses viles coloniales témoignent de la prospérité passée. Les Brésiliens l'apprécient aussi pour son dynamisme culturel et ses plages sublimes...


Olinda et Recife, sœurs et rivales

Leurs destins croisés sont dignes d’un film de cape et d’épée ! Fondée en 1535, Olinda fut la première ville du Pernambuco, l’un des états fédérés du Brésil. Le village de Recife était son port, d’où embarquaient les cargaisons de « pau-brasil » et de canne à sucre qui firent la prospérité de la colonie.

Les Hollandais s’en emparent en 1630, incendient Olinda et donnent de l’ampleur à Recife. Quelques décennies plus tard, les Portugais reprennent le contrôle de la région. Ils reconstruisent leur ville de coeur mais c’est Recife qui devient la capitale économique de ce grand centre du commerce de la canne à sucre. Aujourd’hui, la ville compte 1,6 million d’habitants (3,8 avec l’agglomération) et Olinda moins de 400 000… L’une se développe à l’américaine : long ruban de gratte-ciel en  bord de mer du côté de Boa Viagem et vertigineux quartiers d’affaires érigés entre deux favelas. La seconde, classée par l’Unesco dès 1982, reste délicieusement figée dans un autre espace-temps. Séparées par 6 kilomètres,les deux font la paire.

La renaissance du Vieux Recife

Recife, luxuriance arty
Maurice de Nassau, le bâtisseur de Recife, rêvait d’une nouvelle Amsterdam. Sur la vaste place Rio Branco, épicentre du « Recife Antigo », une rosace marque le kilomètre zéro de l’État du Pernambuco. De part et d’autre, les entrepôts du port accueillent désormais restaurants, boutiques et musées, avec une mention particulière pour le remarquable Cais do Sertão, hommage à l’arrière-pays, ses paysans, ses musiciens et ses bandits au grand coeur. En arrière-plan, la vieille ville - mi-portugaise, mi-hollandaise - restaure peu à peu ses beaux édifices coloniaux.

On y trouve la première synagogue du continent américain, un marché installé dans un ancien couvent, un centre culturel dédié au « frevo », rythme culte du carnaval de Recife… C’est vivant, joyeux, parsemé de tavernes populaires et de statues de poètes.

Olinda, au pays des géants

Recife, luxuriance arty
Rondes collines et végétation luxuriante, Olinda est une ville-jardin. Le fait qu'elle ait été éclipsée par Recife a été sa chance car, à l'exception du château d'eau moderniste (une curiosité !) et de pelotes de fils électriques enchevêtrés, le centre historique invite à un voyage dans le temps. On déambule éblouis dans un lacis de ruelles escarpées, bordé de maisons basses aux façades polychromes et d'élégantes demeures aristocratiques.

La profusion d'églises et de monastères baroques est incroyable ! Dans ce bastion "arty", l’ambiance est bohème. Le vendredi soir, on suit joyeusement la traditionnelle sérénade et on boit au coude à coude à la Bodega de Veio. Le dimanche, on assiste à la messe en grégorien du monastère bénédictin, dont le maître-autel baroque a été exposé au musée Guggenheim de New York (excusez du peu !). À chaque coin de rue veillent les « Bonecos gigantes » (les poupées géantes) du carnaval, réputé être le plus joyeux du Brésil. Avec un groupe MICE, il est possible d’organiser une session privée, en dehors des dates officielles. Un privilège !

 


Oficina Brennand, étrange étrangeté

Recife, luxuriance arty
Au bout d'un chemin tracé au cœur d'une dense forêt vierge, une ancienne usine de briques accueille le "temple" de Francisco Brennand. Colonnes surmontées d'êtres hybrides, statues callipyges, motifs végétaux exubérants... c'est un monde fascinant. À 91 ans, le grand céramiste est toujours bon pied, bon œil ; et on peut prévoir une rencontre avec l'artiste. Non loin, son cousin Ricardo a fait construire une réplique d'un château médiéval pour accueillir sa collection d'art. On y est accueilli par une copie grandeur nature du David de Michel-Ange !

À voir aussi : les plus anciennes représentations de Recife et Olinda signées de maîtres hollandais du XVIIè siècle. Une escapade surprise, très loin des clichés tropicaux...

Porto de Galinhas, plage et canne à sucre

Recife, luxuriance arty
Certains eurent du mal à se résigner à l'abolition de l'esclavage et des navires négriers dissimulaient leurs captifs sous des caisses de poulets d'Angola... Terrible, l'anecdote a donné son nom à ce port adossé à une région agricole encore dominée par la canne à sucre.

Porto de Galinhas est aujourd'hui une petite ville touristique jouxtant la plus grande station balnéaire du Pernambuco. La plage est très belle, protégée par des récifs qui dévoilent à marée basse des piscines naturelles peuplées de poissons multicolores. Au programme : balades en buggy sur la plage et dans les plantations, où l'on peut louer une "casa grande" pour une chaude soirée.

 
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