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Pérou : un peu plus près du soleil !

Thierry Beaurepère
16/01/2019

C'est un voyage emprunt de mysticisme, avec pour point d'orgue le Machu Picchu. Mais le pays ne se limite pas aux Incas ! Les paysages bouleversants de l'Altiplano ou de la Cordillère des Andes, la magie du syncrétisme qui mêle rites amérindiens et traditions européennes, un peuple bienveillant et une cuisine "tendance" font du Pérou l'Eldorado touristique de la décennie...


Pérou : un peu plus près du soleil !
D'abord les vagues écumeuses du Pacifique qui déferlent sur la côte; puis une interminable falaise sur laquelle sont posés les premiers immeubles de la ville.
De l'avion, on les devine à peine… Ils sont noyés dans la "garua", une fine bruine qui engloutit la ville de Lima au point de la rendre grise et triste durant l'hiver; comprenez, ici, de juin à septembre. 
On dit la Capitale brouillonne, débordée par des faubourgs qui n'en finissent plus de s'étaler. Et c'est vrai ! La ville tentaculaire abrite onze millions d'habitants, un tiers de la population du Pérou.

Comme toutes les mégalopoles d'Amérique du Sud, la circulation et le déluge de klaxons l'étouffent, les fils électriques et les publicités géantes pour l'Inka Cola, une boisson jaune fluo au goût de chewing-gum, l'enlaidissent. 

Dans le tumulte de Lima

On pourrait donc être tenté de prendre un vol en correspondance pour "fuir". Ce serait oublier que Lima cache des secrets qui méritent que l'on s'y arrête une journée pour l'explorer.
D'autant que l'offre hôtelière, avec 7 500 chambres du 3 au 5 étoiles (Swissôtel, Sheraton, Hilton, Belmond, Novotel, Meliá…) et le nouveau centre de conventions (90 000 m2 d'espaces, jusqu'à 9 950p.) autorisent tous les événements, du petit incentive à la convention XXL

Fondée en 1535 par Francisco Pizarro, la Capitale dissimule un cœur colonial qui bat à nouveau. Dépoussiérés, les immeubles aux chics balcons ont repris des couleurs. 
L'Unesco a salué les efforts en classant ce centre historique au Patrimoine mondial. 

La Plaza Major plantée de palmiers royaux et encadrée par des édifices néocoloniaux en est l'épicentre. L'imposante cathédrale - maintes fois détruite par les tremblements de terre et toujours reconstruite - et l'ancien palais épiscopal décoré de chics balcons en bois, aimantent les regards, éclipsant l'hôtel de ville pourtant éclatant avec sa façade jaune, et le palais présidentiel. Il a trouvé la parade pour reprendre l'avantage. 
Chaque jour à midi, une relève de la garde fait le show, escortée par une fanfare d'opérette !

Le bon goût du Pisco

Pérou : un peu plus près du soleil !
Tout autour, les rues animées peuvent être le prétexte à un shopping frénétique. On peut aussi agrémenter la balade de pauses judicieuses. 

Ventilateurs et comptoir en bois… le suranné café Cordano est resté dans son jus, pour le plus grand plaisir des touristes qui s'y bousculent pour faire une photo… et s'éclipsent tout aussi vite ! 

A deux pas, le Choco Museo (musée du chocolat) est avant tout… une boutique ! Mais on pourra y organiser un atelier dégustation ! 

On préférera néanmoins rejoindre la Plaza San Martin en empruntant la rue Carabaya bordée d'élégants immeubles décorés de moucharabiehs. C'est sur cette place que se cache le Grand Hôtel Bolivar, symbole d'une époque révolue où les touristes argentés préféraient s'encanailler dans le cœur de Lima plutôt que dans les quartiers d'affaires ou résidentiels de San Isidro et Miraflores qui concentrent aujourd'hui centres commerciaux et hôtels de luxe; ou dans le bohème quartier de Barranco où se niche le musée d'art contemporain. 
Avec sa coupole de verre, ses ascenceurs en fer et sa vieille voiture qui décore le lobby, l'établissement est resté bloqué au début du XXe siècle. Mais le charme agit, jusqu'à envisager de privatiser son bar pour une dégustation de Pisco Sour, le cocktail traditionnel à base de Pisco (l'eau-de-vie locale), de citron vert, de sirop de sucre de canne et de blanc d'œuf. Exquis !

La dégustation se teinte d'un délicieux voyage dans le passé colonial à la Casa de Aliaga. Meubles précieux, azulejos sur les murs et plafonds en bois… cette demeure du XVIe siècle située au cœur de ville, propriété depuis 17 générations de la famille Aliaga, ouvre ses portes pour des réceptions stylées. 
Qu'il s'agisse d'un cocktail dans le patio verdoyant ou d'un dîner (jusqu'à 80p.), la fête est encore plus belle lorsqu'accompagnée de musiciens et personnages costumés, brigand au grand cœur et gitane/chanteuse. 

Un musée qui ne laisse pas de marbre

Pérou : un peu plus près du soleil !
Lima, c'est aussi de jolis musées, mais disséminés aux quatre coins de la ville.

Le Museo Larco présente un double avantage : situé sur le chemin de l'aéroport, on peut y faire une halte avant de prendre l'avion pour rejoindre le sud du Pérou. 
Mais cette ancienne hacienda noyée sous une végétation aussi colorée qu'odorante vaut d'abord pour sa collection d'objets incas et précolombiens. 
Et la dernière salle dédiée à l'art érotique réveille les visiteurs les moins passionnés ! Mieux qu'un Kama-sutra, ses poteries suggestives permettent de s'initier aux plaisirs charnels.

Elles seront à coup sûr au cœur des discussions lors du déjeuner pris au Café del Museo. On y teste les spécialités qui font aujourd'hui la réputation de la cuisine péruvienne, à commencer par le rafraîchissant ceviche, des morceaux de poissons et fruits de mer crûs, marinés dans du jus de citron vert. 
Les plus audacieux goûteront le cuy, comprenez le cochon d'Inde. La viande de l'animal de compagnie de nos chères têtes blondes se révèle néanmoins un peu grasse !
 
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