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L’effet papillon… asiatique

13/03/2020

L’« effet papillon » (cette théorie qui prétend qu’un battement d’ailes dans une région peut engendrer une catastrophe à l’autre bout du monde) n’a jamais trouvé plus belle illustration !


L’effet papillon… asiatique
Avec la mondialisation, ce qui n’aurait dû être qu’un épiphénomène chinois se transforme en panique planétaire. Le bilan de l’épidémie du coronavirus – qu’il faut désormais appeler Covid-19 (ça fait plus scientifique !) – s’alourdit de jour en jour, plus de 2 500 morts à l’heure où j'écris ces lignes. Certes, comparé au nombre de personnes terrassées chaque année par une simple grippe, le chiffre est dérisoire. Il n’empêche… Toute la planète se masque et le tourisme tousse.

L’effet papillon… asiatique
On pointe du doigt la chute des ventes vers la Chine, mais aussi vers la Thaïlande ou le Vietnam. Et désormais l’Italie, elle aussi dans l’œil du cyclone. On craint que les croisières ne finissent toutes en quarantaine. Avec ses congrès, salons et séminaires réunissant des participants venus du monde entier, le tourisme d’affaires est en première ligne. Plus de 70 exposants ont renoncé au salon aéronautique de Singapour. Même en Europe, on frissonne. Barcelone a préféré annuler son salon mondial du mobile, effrayée par la venue potentielle de milliers de visiteurs asiatiques ; et à Milan, on annule les manifestations les unes après les autres. Les incentives ne sont pas épargnés. Les agences sont sur le pont pour réorganiser les itinéraires ou basculer les voyages vers d’autres destinations… Il faudra des mois avant que l’Asie ne reprenne des couleurs. 

L’effet papillon… asiatique
Pour les compagnies aériennes qui annulent des vols en cascade, l’impact est colossal. Fin février, Iata évaluait le manque à gagner à 30 milliards de dollars. Et ce n’est qu’un début ! L’association craint même que le trafic mondial ne recule en 2020, une première depuis la crise financière de 2008. Les écolos qui luttent contre les voyages en avion y verront un signe divin… Mais déjà malmené par la hausse du prix du kérosène et la concurrence féroce qui tire les prix vers le bas, le transport aérien n’avait pas besoin de cela. L’an dernier, 23 compagnies sont mortes au combat. Et partout sur la planète, de South African Airways à Malaysia Airlines, d’Alitalia à Air India, les voyants des plus fragiles passent au rouge. À qui le tour ?  


Edito de Thierry Beaurepère, rédacteur en chef de Voyages & Stratégie
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