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Hiroshima : la paix en étendard

La rédaction
09/05/2019

Face à la Mer Intérieure, la ville d’Hiroshima est devenue un symbole et son Mémorial délivre un message poignant. C’est aussi une métropole animée, incarnation de la résilience japonaise.


Chaque 6 août à 8 h 15 du matin, heure de l’explosion de la première bombe atomique de l’histoire, une cloche sonne à Hiroshima pour signaler le début d’une minute de silence. Le soir, des dizaines de milliers de lanternes en papier sont allumées et déposées sur les eaux de la rivière en hommage aux victimes du terrifiant bombardement ; la cérémonie appelée Toro Nagashi est basée sur la croyance que les lanternes guident les âmes mortes vers l’autre monde…


Devoir de mémoire

Hiroshima : la paix en étendard

Pour la ville martyre, le 6 août est un « climax » qui attire énormément de visiteurs, anonymes ou officiels. Y compris Barack Obama, premier président américain en exercice à avoir participé à ce devoir de mémoire, en 2016. Mais c’est toute l’année qu’Hiroshima se pose en symbole de la paix.

Tuant 80 000 personnes en quelques heures (140 000 à la fin de l’année 1945 et plus de 300 000 à ce jour), la bombe a aussi entièrement détruit la ville, alors majoritairement constituée de maisons en bois. Seule exception : le Dôme de Genbaku, structure fantôme en béton armé qui a été laissée en l’état. Rebaptisé Mémorial de la Paix et classé par l’UNESCO, il trône au milieu d’un parc où on trouve aussi un cénotaphe pour les victimes, la flamme de la paix, le monument des enfants, un musée dédié au désastre…
Le 1er Festival de la paix a eu lieu en 1947 et la première conférence contre l’arme nucléaire, en 1955. Parc et musée ont été conçus par Kenzo Tange ; le bâtiment principal sur pilotis représente la capacité de l’homme à se redresser au milieu des ruines. Mais, de fait, c’est toute la ville qui incarne cette formidable résilience.


Renouveau prospère

Hiroshima : la paix en étendard

Les scientifiques pensaient que plus rien ne pourrait pousser sur la terre suppliciée d’Hiroshima pendant au moins 70 ans. Or, dès 1946, quelques Ginkgo biloba ont bourgeonné... Aujourd’hui, la ville est verdoyante. Ses larges avenues sont bordées de grands arbres et des allées de cerisiers permettent de profiter du Hanami, comme partout ailleurs au Japon. Si la visite des lieux de mémoire est au programme de toutes les écoles de la région, les nouvelles générations sont optimistes, tournées vers le futur.

L’économie est florissante et le dynamisme ambiant délivre une leçon de vie bouleversante :   tous les hommes politiques devraient faire le voyage à Hiroshima ! En contrepoint, l’île voisine de Miyajima apporte une dimension mystique à la découverte.
 

 

 

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