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Bogota, la grande dame des Andes

Pascale Mougenot
29/11/2017

C’est la troisième capitale la plus haute de la planète, perchée à plus de 2 600 mètres d’altitude. Bogota est une vibrante mégapole dont la créativité et l’art de vivre consommé témoignent de la nouvelle ère qui s’ouvre en Colombie.


Prendre de la hauteur au cerro de Montserrate

Des montagnes boisées qui surplombent Bogota, Montserrate est l’une des plus hautes.

Le cerro - le mot signifie colline mais dans les Andes ça grimpe vite ! - s’élève à 3 150 mètres. Il est coiffé d’une basilique blanche où les pèlerins se bousculent le dimanche après avoir gravi quelque 1 000 marches…
Le voyageur profane empruntera plutôt le téléphérique ou le funiculaire pour accéder à ce point de vue extraordinaire.

Au loin, le Nevado del Tolima couronné de neiges éternelles. Côté sud, un profond canyon sépare Montserrate du cerro de Guadalupe, point culminant de Bogota à 3 317 mètres.
Et en contrebas, un océan de briques et de béton s’étire sur un plan en damier avec des carreras (avenues) orientées nord-sud et des calles (rues) qui les coupent d’ouest en est.

Peu de gratte-ciel dans la capitale, à l’exception du Colpatria (emblème national) et des BD Bacata, tours jumelles encore en construction dans le quartier des affaires.
Émergent aussi quelques espaces verts comme le Parque Nacional, poumon vert de cette ville tentaculaire dont la superficie est équivalente à celle de New York. 

Le cerro de Monserrate est l’endroit parfait pour prendre ses marques ! On peut prévoir un déjeuner ou un cocktail, dans une jolie maison coloniale toute blanche aménagée en restaurant.

La Candelaria, mémoire coloniale de Bogota

Bogota, la grande dame des Andes
C’est au pied du cerro de Monserrate que les Espagnols ont fondé Santa Fé de Bogota en 1 538. Le centre historique doit son nom à une église qui abrite une statue de la Vierge de la Chandeleur.
Après des années de déshérence, ce trésor colonial a été soigneusement rénové. Ruelles escarpées festonnées de maisons basses aux couleurs vives et enfilades de balcons de bois, il flotte ici un petit air d’Andalousie

À la limite ouest du quartier, l’immense Plaza de Bolivar concentre la plupart des bâtiments officiels avec le Capitole, l’hôtel de ville, le palais présidentiel, la cathédrale Primada… 
En son centre, comme sur toutes les places de Colombie, une statue de Simon Bolivar, le Libertador. Elle est particulièrement symbolique car la place a été le théâtre de la première révolte des créoles de Bogota contre les Espagnols, trois ans avant l’indépendance. 

L’ex-maison du vice-roi d’Espagne sert aujourd’hui d’écrin au musée Botero qui réunit une centaine d’oeuvres de l’artiste natif de Medellín (surtout des peintures) ; mais aussi sa formidable collection personnelle (Picasso, Matisse, Soutine, Chagall, Renoir, Monet, Caillebotte, Tapies, Bacon…).
En version MICE, la visite privée du musée peut être suivie d’un dîner dans le patio : chic et exclusif !

Le musée de l'or, l'art précolombien en majesté

Le Guide Bleu dirait qu’il vaut le voyage ! Le musée de l’or réunit près de 34 000 pièces en or mais aussi des pierres précieuses, des céramiques, des textiles… C’est la plus importante collection de ce genre, initiée en 1939 par la banque de la République.

Une découverte exceptionnelle car elle met en lumière les cultures de la douzaine de civilisations précolombiennes du pays, beaucoup moins connues que les Aztèques ou les Incas.
Ces petites sociétés très sophistiquées maîtrisaient parfaitement la métallurgie et les objets d’orfèvrerie (masques, urnes funéraires, figurines, pendentifs…) sont autant de symboles cosmologiques témoignant de la valeur spirituelle de l’or pour les Indiens.
Une salle immersive restitue même le système des offrandes et des rituels chamaniques qui y étaient associés : magique ! Ces pièces sublimes raniment aussi le mythe d’El Dorado, apparu à Bogota et largement relayé par les conquistadors espagnols.

Sur leurs traces, on peut prévoir une excursion à la Laguna del Cacique Guatavita, à une heure de route à travers la « savane » de Bogota, vertes prairies qui ne dépareraient pas en Angleterre. 
Au bout du voyage, un sentier escarpé tracé au coeur d’une nature exubérante mène à un lac circulaire (un trou de météorite ?) : c’est la lagune sacrée des Indiens Muisca, qui intronisaient leur chef, couvert de poussière d’or, en le plongeant dans l’eau. Ils jetaient aussi des objets précieux dans le lac et des milliers de trésors ont été retrouvés, aujourd’hui exposés au musée de Bogota.

Le soir à Bogota, le bon tempo

Si le climat est apaisé à Bogota, on doit encore choisir avec soin les quartiers où sortir le soir. Ainsi, ni la Candaleria, ni le centre, ne sont recommandés. Trop dangereux et d’ailleurs, il ne s’y passe rien.

Cap donc sur la Zona Rosa, au nord de la ville, où se trouvent les grands hôtels et une pléiade de restaurants, de bars et de discothèques : la fête y dure toute la nuit !
Parmi les restaurants, Andrés Carne de Des est incontournable pour son décor kitchissime, sa folle ambiance et ses fameuses viandes grillées.

L’autre quartier qui monte est Usaquen, un ancien village absorbé par la ville qui a conservé son Parque Central aujourd’hui bordé de terrasses à la mode.

À quelques blocs de la Zona Rosa, Parque 93 est un autre spot trendy où les groupes aiment prolonger leur dîner par quelques pas de salsa.

La Catedral de Sal, curiosité surréaliste

Bogota, la grande dame des Andes
Au nord de Bogota, la petite ville coloniale de Zipaquirá est pleine de charme avec ses maisons blanches et vert olive. Mais c’est surtout pour sa Catedral de Sal que les touristes inscrivent l’étape à leur programme. 

Sculptée dans une mine de sel, cette église souterraine aux dimensions XXL s’atteint en parcourant des couloirs qui desservent les quatorze stations du chemin de croix.
Celles-ci baignent dans des lumières bleues, vertes ou rouges qui confèrent au lieu une atmosphère mystique. Choc aussi en arrivant dans la cathédrale de sel divisée en trois nefs (27 mètres de hauteur !) supportées par d’immenses colonnes.

Avec un groupe, on peut y imaginer un concert de musique classique (l’acoustique est excellente) avant un dîner de gala. Et pour rallier cet endroit incroyable, il existe un petit train rétro tiré par une locomotive à vapeur !
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