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Voyages & Statégie

2018, les dix destinations MICE incontournables...

Pascale Filliâtre et Pascale Mougenot
23/01/2018

Un anniversaire, l'accueil d'un grand événement sportif, des nouvelles liaisons aériennes ou, tout simplement, un vent favorable : Voyages & Stratégie a retenu les dix destinations qui vous permettront d'inscrire une opération MICE dans l'air du temps.


L'Île Maurice

➜ Pourquoi y aller ? 
Maurice célébrera le 50e anniversaire de son indépendance en mars 2018.

La fête a commencé dès 2017 avec le lancement de l'opération Moris Dime, Maurice Demain en créole : 50 artistes locaux et internationaux ont été invités à investir des usines désaffectées, des entrepôts et les quais de Port Louis, afin de rendre hommage au savoir-faire mauricien et valoriser le patrimoine culturel de l'île. La démarche se veut collaborative et se clôturera par le vernissage d'une grande exposition le 12 mars, jour du jubilé de l'indépendance.

L'occasion de rappeler que l'Île Maurice n'est pas qu'une plage de sable fin mais bel et bien une nation riche de femmes et d'hommes à l'identité multiculturelle, qui ont su faire du "vivre ensemble" une vraie force. 


➜ Que peut-on y faire ? 
On ne présente plus l’île Maurice, la star des îles de l’océan Indien ! Une excellente accessibilité aérienne avec des vols quotidiens directs, une hôtellerie haut de gamme et l’accueil si chaleureux des Mauriciens : le cocktail fait mouche.

Pour une manifestation d’envergure, le Swami Vivekananda International Convention Centre, proche de Grand Baie, offre des capacités généreuses (3500 places). Mais il existe d’autres structures d’accueil plus modestes, à commencer par les hôtels. 

Reste qu’on travaille peu à Maurice et que ce sont surtout les opérations incentive qui tirent le marché MICE. Et là, tout s’envisage : le golf bien sûr, les activités liées à la mer, les sports d’aventure, la découverte axée sur l’écotourisme, une croisière en catamaran à l’heure du coucher de soleil, un dîner de gala sur la plage ou dans une belle demeure créole, une folle nuit rythmée par le séga…

À noter que le parc Casela World of Adventures vient de s’équiper de la première piste de karting de l’île ; tandis que le Domaine de Bel Ombre propose désormais des safaris de nuit et un trek spécial tir à l’arc.
Un groupe qui souhaite partager un peu de la vie des Mauriciens pourra prévoir un déjeuner en table d’hôtes à l’issue d’une virée en 4x4, ou encore assister à une course de chevaux à l’hippodrome de Port Louis : ambiance authentiquement populaire garantie ! Le volet culturel dévoilé par l’opération Moris Dime enrichit encore la palette mauricienne, car les lieux investis par les artistes peuvent accueillir cocktails ou dîners.

Prague

2018, les dix destinations MICE incontournables...
➜ Pourquoi y aller ?
En 1968, la Tchécoslovaquie de Dubcek tenta d’instaurer un socialisme à visage humain. Connu sous le nom du Printemps de Prague, l’engouement démocratique a été brutalement maté par les armées du Pacte de Varsovie mais est resté dans les mémoires comme une parenthèse de liberté unique dans le bloc soviétique. 
Prague la frondeuse avait vingt ans d’avance ! Un demi-siècle plus
tard, elle est redevenue la « capitale magique de l’Europe » célébrée par André Breton. Le voyage dans cette ville intello est à réinventer, en puisant dans les forces créatives de sa jeunesse. Prague, le nouveau Berlin ?
 

➜ Que peut-on y faire ?
Prague vient d’accueillir le plus grand congrès jamais organisé par l’ICCA (International congress and convention association) avec plus de mille participants. Un record pour l’organisme et la preuve que la ville, qui n’a jamais été si bien connectée au reste de la planète grâce à de nombreuses lignes aériennes, sait recevoir des délégations importantes dans les règles de l’art.

Épargnée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, l’ancienne capitale de Bohême s’enorgueillit d’un fabuleux patrimoine inscrit à l’Unesco depuis 1992 : son centre est le plus vaste périmètre classé d’Europe, éblouissant musée à ciel ouvert.
Forcément, les touristes s’y bousculent, se font même envahissants du côté du Château, du Pont Charles ou de la célèbre horloge astronomique
Pour une ambiance plus apaisée, faire comme les Praguois : le long des berges de la Vlata et dans les quartiers excentrés, la ville révèle de réjouissantes tendances « bobo ». 

Pour Bertrand Caillard, directeur du réceptif Meeting Europe Centrale, Prague marche dans les pas de Berlin. Espaces de coworking, bars underground, usines et entrepôts réhabilités… son carnet d’adresses regorge de lieux trendy qui renouvellent l’esprit d’une opération MICE.

Autour du centre d’art contemporain DOX, Holešovice est ainsi devenue délicieusement arty. Sur le front des nouveautés hôtelières, Mama Shelter débarquera au printemps 2018 à Prague 7, quartier populaire colonisé par les designers et les artistes.
Et les environs de la capitale tchèque réservent d’autres jolies surprises : on peut faire du rafting à Cesky Krumlov, petite cité médiévale estampillée Unesco, et skier l’hiver à Špindlerův Mlýn. Le must consiste à y aller en train privatisé, avec voiture-bar transformée en boîte de nuit !

La Tunisie

2018, les dix destinations MICE incontournables...
➜ Pourquoi y aller ?
Lentement mais sûrement, la Tunisie remonte la pente. Entre le 1er janvier et le 30 septembre, les arrivées de Français affichent une progression de 47,1 % (446 615 visiteurs).
Il faudra évidemment encore du temps pour que le MICE renoue avec les niveaux d’avant le Printemps arabe. La filière pèse aujourd’hui moins de 5 % du tourisme tunisien quand elle en a représenté jusqu’à 25 %. Mais l’optimisme est de mise avec, de nouveau, des actions de promotion.
Un éductour spécial MICE - le premier depuis longtemps - organisé en septembre dernier le prouve. De même, l’office national du tourisme tunisien entend bien recommencer à communiquer sur le tourisme d’affaires en 2018.
 

➜ Que peut-on y faire ?
Qu’on se le dise, la Tunisie n’a rien perdu de ses atouts ni de son potentiel, de Djerba au sud à Tunis au nord
La qualité du service et des infrastructures s’est même améliorée estiment de nombreux professionnels.
« Les mauvais ont fermé ou sont partis. Les autres ont dû satisfaire une clientèle locale et moyen-orientale exigeante. Du coup, je dirais que la prestation est plutôt meilleure qu’auparavant » assure César Saint-Ouen, directeur général de My DMC Croisière Jaune, resté fidèle envers et contre tout à sa destination de coeur.
Si la sécurité et l’environnement font partie des priorités des autorités tunisiennes soucieuses de rassurer des décideurs encore circonspects, les nouveautés annoncées en 2018 devraient contribuer également à lever des réticences. 
Ainsi l’ouverture en décembre d’un Four Seasons à Gammarth, sur les côtes de Carthage, dans la banlieue élégante de Tunis. Ce sera le premier de la prestigieuse enseigne en Tunisie, un 5 * de 200 chambres sur les hauteurs avec vue imprenable sur la mer et à proximité du nouveau port de plaisance.
Il complétera un parc hôtelier déjà composé de valeurs sûres (The Residence, Movenpick, Radisson, The Ritz Golden Tulipe). 

Dans cette montée en gamme de bon augure, il faut noter également les projets de la chaîne Avani Hotels & Resort, petite soeur d’Anantara Hotels. Elle a annoncé l’ouverture de deux unités en Tunisie : le boutique-hôtel Les Berges du Lac d’ici quelques mois dans le quartier d’affaires du Lac à Tunis, le second (l’Avani Gammarth Tunis Resort & Spa) sur la côte en front de mer en 2021.

Moscou

2018, les dix destinations MICE incontournables...
➜ Pourquoi y aller ?
C’est à Moscou que se déroulera la finale de la Coupe du monde de football, en juillet 2018. La France sera du voyage, une occasion unique d’aller supporter nos Bleus, peut-être jusqu’au titre !
Le stade de la capitale russe, reconstruit pour l’occasion, accueillera aussi le match d’ouverture et une demi-finale. Nul doute que Vladimir Poutine profitera de cette manifestation planétaire pour renforcer le « soft power » de son pays et qu’on entendra beaucoup parler de Moscou en 2018.
Avec ou sans match à la clef, l’occasion est belle d’aller voir à quoi ressemble cette ville qui incarne plus que toute autre la Nouvelle Russie. Car elle s’est refait une beauté pour honorer le dieu foot et brille d’un éclat inédit.


➜ Que peut-on y faire ?
Disparue la ville grise des années soviétiques… Moscou s’est offert un lifting pour accueillir la Coupe
du monde de football, a repeint ses façades, aménagé des parcs et des zones piétonnes…
Elena Kastenson, directrice du DMC Russkie Prostori, se souvient d’une époque pas si lointaine où la capitale russe traînait une mauvaise réputation : « À la fin des années 1990, les organisateurs de groupes corporate rechignaient à l’inscrire à leur programme. Tout a changé quand les entreprises internationales y ont implanté des filiales et Moscou est aujourd’hui un grand centre mondial pour le MICE ».
La Place Rouge reste un aimant pour le voyageur et le must consiste à descendre au mythique hôtel Moskva, mastodonte stalinien entièrement reconstruit qui arbore l’enseigne Four Seasons.

À un jet de pierre, l’immense parc Zaryadye a été inauguré en septembre. Occupant l’emplacement de l’ancien hôtel Rossiya, il présente un mélange d’édifices futuristes (philharmonie, musée interactif) et d’espaces « sauvages » qui illustrent les différents écosystèmes de la terre russe. 

Nouveau également, un étonnant musée des gratte-ciel aménagé dans les hauteurs d’une tour du complexe Moscow City, idéal pour un cocktail perché. Sans tarder car dans cette ville qui vit à toute allure, les modes passent très vite !
Actuellement, la vague « hispster » fait rage : les usines désaffectées ont été investies par des galeries et des restaurants de cuisine locale revisitée, le parc Gorki rénové accueille Garage, célèbre centre d’art contemporain désormais installé dans un restaurant sixties remanié par Rem Koolhas.
Bling-bling Moscou ? Ça, c’était avant ! En prime : une  vie nocturne effervescente.

Le Nicaragua

2018, les dix destinations MICE incontournables...
➜ Pourquoi y aller ?
Terre de lacs et de volcans, le plus grand pays d’Amérique centrale s’ouvre doucement au tourisme. Sa nature est foisonnante, ses villes coloniales authentiques, la population particulièrement bienveillante et la nourriture excellente.
Et la desserte aérienne s’est grandement améliorée puisqu’il n’est plus besoin de passer par les États-Unis : vols pour la capitale Managua via le Panama avec Air France/KLM, avec Copa via le Costa Rica ou encore via le Guatemala avec KLM et Copa.
Iberia vient aussi d’annoncer une desserte depuis Madrid à partir d’octobre 2018, soit trois vols par semaine avec escale à Guatemala City à l’aller, mais un vol retour direct.
Le Nicaragua est sans conteste la destination montante de la région, idéale pour renouer avec l’esprit pionnier des voyages d’antan.


➜ Que peut-on y faire ?
Bordé au nord par le Honduras et au sud par le Costa Rica, le Nicaragua est baigné par la mer des Caraïbes à l’est et par l’océan Pacifique à l’ouest. C’est un pays de hautes terres et de montagnes sauf dans l’Ouest où une vaste dépression accueille les lacs Nicaragua et Managua.

C’est aussi dans cette région que se trouvent la plupart des volcans ; certains sont actifs, comme le Masaya en éruption permanente, et la découverte de ces cônes fumants est l’un des attraits majeurs du pays. Les amateurs de sensations fortes peuvent même descendre le Cerro Negro en luge !

Barbecue sur une île de l’immense lac Nicaragua, team building ou farniente sur des plages immaculées, balades en bateau dans la jungle, ou parenthèse sur une « isleta » paradisiaque (notamment les îles du Maïs côté Caraïbes)… la nature est grandiose, la faune et la flore sont abondantes. Bref, le Nicaragua n’a rien à envier au Costa Rica !

Mais il reçoit beaucoup moins de touristes. Nathalie Vermeiren, responsable du DMC Quetzal Motivo au Nicaragua, souligne que les Nicaraguayens sont ouverts aux nouvelles idées, ce qui favorise une grande créativité. Il est ainsi aisé de privatiser une maison coloniale pour un dîner de gala à Granada ou à Léon, les anciennes capitales.
Peu de voitures et de modernité, ces vieilles villes distillent un charme fou. L’hôtellerie est de bon niveau et plusieurs adresses ont été aménagées dans des bâtisses historiques. 

Pour une étape exceptionnelle (qu’on pourra rallier en hélicoptère), viser le Nekupe, un éco-lodge de luxe implanté au coeur d’une propriété à la végétation luxuriante.

Le Kenya

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➜ Pourquoi y aller ?
Malgré des élections présidentielles chaotiques (le premier scrutin en août a été annulé puis reprogrammé en octobre), le Kenya sort doucement d’un long purgatoire touristique.

Air France, qui a prévu de remettre le cap sur Nairobi dès le 25 mars dans le cadre de son programme estival, concourt à créer de la réassurance et devrait participer au redécollage de la destination.

Les investissements hôteliers semblent aussi reprendre. Lors de l’Africa Hotel Investment Forum à Kigali (Rwanda) en octobre, le groupe CityBlue Hotel a annoncé l’ouverture de sa première unité kenyane à Mombassa avec la reprise du Best Western.


➜ Que peut-on y faire ?
C’est évidemment le pays du safari ! Avec ses 49 parcs nationaux dont celui, immense, du Masai Mara, le Kenya a de quoi combler sans aucun problème, et avec un budget moindre qu’en Tanzanie, les amoureux de grands espaces et de nature à l’état sauvage.
Ils pourront arpenter aussi les pistes d’Amboseli ou du Tsavo à la recherche des fameux « big five » (buffle, lion, éléphant, léopard et rhinocéros). 

Au Kenya, chaque parc et réserve ont leur spécificité. Les paysages qui alternent plaines et collines n’y sont jamais monotones, il y a de l’espace et la garantie de voir beaucoup d’animaux.
Très spectaculaire en été, la grande migration des gnous qui traversent la rivière Mara par milliers est une attraction.
Amboseli est plus sec et désertique mais réputé pour ses troupeaux d’éléphants et sa vue sur le Kilimandjaro. Nakuru et Naivasha sont à recommander pour l’observation des oiseaux. Quant à Tsavo, le plus grand parc du Kenya, il a l’avantage d’être le plus proche de Mombassa pour un safari d’un ou deux jours même si la faune y est un peu moins abondante.

Faute de vols directs pour Mombassa, il faudra en général atterrir dans la capitale Nairobi. L’annonce par Air France de son retour, 18 ans après l’arrêt de sa desserte, est donc une bonne nouvelle. La compagnie devrait assurer trois vols hebdomadaires (mercredi, samedi et dimanche), avec un Boeing Dreamliner 787. Elle continuera également à proposer un codeshare sur les vols Paris CDG-Nairobi de sa partenaire Kenya Airways.

La Nouvelle-Orléans

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➜ Pourquoi y aller ?
La plus grande ville de Louisiane est aussi la plus française des Américaines. La Nouvelle-Orléans s’apprête à célébrer son tricentenaire avec enthousiasme car, douze ans après l’ouragan Katrina, elle a surmonté son blues ! La résilience de ses habitants force le respect et sa renaissance urbanistique est remarquable.
En mars, British Airways inaugurait une ligne directe depuis Londres. Les fréquences sont passées à 5 vols hebdomadaires le 31 octobre. De son côté, l’Allemande Condor opère deux fois par semaine au départ de Francfort entre mai et octobre.
Riche calendrier événementiel et desserte améliorée depuis l’Europe, la star du Vieux Sud sera sous les feux de la rampe en 2018.


➜ Que peut-on y faire ?
Fondée en 1718 dans un méandre du Mississippi, elle fut ainsi nommée en l’honneur du Duc d’Orléans. On la surnomme The Big Easy, clin d’oeil à son ambiance festive.
Easy, la vie ne l’a pas été après le passage dévastateur de Katrina en 2005. Mais La Nouvelle- Orléans a courageusement relevé la tête et « les bons temps roulent » à nouveau, comme disent les Cajuns.

Son patrimoine bâti est exceptionnel : maisons coloniales aux balcons en fer forgé du Quartier Français, façades colorées du faubourg Marigny, élégantes demeures victoriennes du Garden District… Le tout se découvre à pied ou à bord de « streetcars » sortis tout droit d’Un Tramway nommé Désir, la pièce culte de Tennessee Williams adaptée au cinéma par Elia Kazan.
Côté renouveau, des habitations futuristes et écolos ont investi Downtown et les entrepôts du Warehouse District ont été transformés en galeries d’art.

La Nouvelle-Orléans est aussi le berceau du jazz - Louis Amstrong et Sydney Bechet y sont nés - et la musique résonne partout dans ses rues qui mêlent les cultures africaine, haïtienne, cajun et
européenne. La cuisine est tout aussi métissée et il est impossible de résister au fameux « jambalaya » !
Avec plus de 500 festivals par an, la ville détient un record mondial : son carnaval est ébouriffant, son festival de jazz attire les pointures et moult manifestations sont annoncées en cette année anniversaire.

Parmi les nouveautés hôtelières, mention spéciale pour NOPSI, qui occupe l’ancien siège de la compagnie de transports et d’électricité, au coeur du Central Business District : style Art déco et roof top avec piscine, c’est une adresse chic et trendy. The « place to be » !

La Corse

2018, les dix destinations MICE incontournables...
➜ Pourquoi y aller ?
Sans chauvinisme, c’est la plus belle des îles de la Méditerranée, la plus spectaculaire par la diversité de ses paysages. La Corse est une montagne dans la mer alliant les plaisirs du balnéaire à ceux d’un arrière-pays avec villages typiques, forêts et torrents enchanteurs.

Décidée à allonger sa saison touristique, l’île de Beauté n’a jamais autant misé sur le MICE. Avec un nouveau slogan « Faire le tour du Monde, se réunir ici » sur fond de visuels splendides, la destination se pose désormais en challenger de poids. Une détermination saluée par Régions Magazine qui lui a récemment décerné le Trophée de l’Innovation dans la catégorie tourisme d’affaires.


➜ Que peut-on y faire ?
Ce n’est pas un hasard si en 2017, année mondiale du tourisme durable, la Corse a été retenue pour accueillir les Assises de la biodiversité (700 participants) ou le séminaire d’Agir pour un tourisme responsable (ATR). Avec 40 % de son territoire en parcs naturels et 1 000 kilomètres de côtes dont 200 protégées par le Conservatoire du littoral, l’île verte et bleue jouit d’une biodiversité exceptionnelle
« La Corse est un paradis pour les activités », rappelle Marie-Ange Celli-Battistelli, responsable Tourisme d’affaires & Marchés étrangers à l’Agence du tourisme de la Corse. « Nos DMC savent être créatifs car ici tout est combinable, et facilement »
Préservée et authentique, la destination permet en effet, sur un temps très resserré, « d’alterner séquences de travail, découvertes actives et émotionnelles dans un cadre remarquable » insiste l’ATC.

Des plages de cartes postales bordant des eaux cristallines aux belvédères montagneux émergeant avec majesté d’un maquis à l’entêtant parfum, la Corse surprendra et enchantera même le plus blasé des voyageurs.
Privatisation d’une crique, randonnée entre lacs et torrents, agrotourisme et même les trois dans une seule journée… tout est effectivement possible. De quoi revendiquer une position éco-touristique à forte identité en Méditerranée.

Le seul bémol reste l’accessibilité, et une saison courte. Le renforcement du partenariat avec les compagnies aériennes pour créer de nouvelles lignes, le travail avec les hôteliers et le palais des congrès d’Ajaccio ainsi que le développement d’activités parallèles (sportives, gastronomiques, culturelles) aux congrès sont au programme de l’ATC.

La Corée du Sud

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➜ Pourquoi y aller ?
La ville de Pyeongchang, à 180 kilomètres à l’est de Séoul, accueillera les 23es Jeux olympiques d’hiver du 9 au 25 février. L’événement retournera en Asie pour la première fois depuis 1998 (Jeux de Nagano au Japon).
Si le contexte géopolitique et les gesticulations nord-coréennes ne sont pas des plus favorables, ralentissant notamment la vente des billets, les autorités sud-coréennes sont convaincues de l’impact positif des JO sur la destination.

Sur le segment MICE, l’office national du tourisme coréen a pris les devants signant dès mars 2017 un partenariat avec Interface Tourisme en France. Au programme : formation, éducateurs et accompagnement des agences. Un premier workshop MICE a été organisé à Paris en mai, mettant en avant les attraits de la Corée du Sud.


➜ Que peut-on y faire ?
Au-delà du succès planétaire de la k-pop (cette Korean Pop avec boys bands qui affolent les ados), la Corée du Sud suscite un intérêt croissant. Le mix traditions/hypermodernité joue à plein dans cet engouement. 

D’un accès facile depuis Paris (avec Korean Air, Air France et Asiana Airlines), Séoul est la capitale très branchée et connectée d’un pays qui compte onze sites culturels classés au patrimoine de l’Unesco

La Corée du Sud disposera de la 5G en 2018 et s’est équipée d’une nouvelle ligne de TGV (KTX) reliant l’aéroport international, Séoul et les villes olympiques. Mais le Pays du Matin calme est aussi celui des temples et des rizières, des plantations de thé et des montagnes à perte de vue couvrant 70 % du territoire. 
Ces contrastes sont un atout pour des incentives originaux et exotiquesavec activités de pleine nature, cours de cuisine ou initiation à l’artisanat traditionnel (poterie, masques, papier…). 

Les décideurs apprécieront la qualité des infrastructures routières comme hôtelières. Parmi les nouveautés, le Signiel Hotel a ouvert début 2017 dans la Lotte World Tower, plus haute tour de Séoul. Vue garantie ! Le Seoul Dragon City by AccorHotels a été inauguré en octobre, à proximité des quartiers d’affaires (Yeouido, Gangnam) et commerciaux (Itaewon et Myeongdong). 
Ce complexe innovant comprend quatre hôtels (Grand Mercure, Novotel, Novotel Suites et ibis Styles), soit 1 700 chambres pour tous les budgets, ainsi que 11 restaurants et bars, 17 salles de réunion, deux grandes salles de réception et un espace de 4 étages dédié au divertissement baptisé Sky Bridge.

Le Liban

2018, les dix destinations MICE incontournables...
➜ Pourquoi y aller ?
Le tourisme de loisirs comme d’affaires y a marqué le pas ces dernières années, dans la mouvance des Printemps arabes et surtout de la crise syrienne.
Le retour en grâce se profile alors que la destination, francophone et à 4 heures d’avion de Paris, n’a rien perdu de ses atouts, alliant l’effervescence culturelle, artistique et « night life » de Beyrouth à des sites naturels et archéologiques exceptionnels.
S’il fallait des preuves du regain d’intérêt pour le Liban, les ouvertures de lignes aériennes en 2017 suffiraient à l’attester. Qu’on se le dise : le Pays des Cèdres est de nouveau tendance !


➜ Que peut-on y faire ?
City break branché à Beyrouth et Jounieh (la station balnéaire à 20 kilomètres au nord de la capitale libanaise) avec escapades sur les sites archéologiques phéniciens, romains et croisés, mais aussi incursions nature sur mesure… le Liban offre une grande diversité d’expériences.
« Le tourisme rural est en plein essor avec des randonnées sur des sentiers balisés traversant le pays du nord au sud et passant par de nombreux villages pittoresques » remarque l’office de tourisme qui pousse de plus en plus le tourisme d’affaires.
Signe de cette volonté affirmée : l’ouverture en 2017 par le ministère du Tourisme d’un convention bureau pour « encourager et faciliter les voyages MICE au Liban ».
Sont mis en avant également les voyages oenologiques sur la route des vins et bien sûr gastronomiques autour de la cuisine libanaise si réputée et inventive.

Parallèlement à la desserte assurée par Air France et Middle East Airlines au départ de Paris Roissy-Charles-de-Gaulle, l’arrivée des low cost Aigle Azur (depuis juin 2017) et Transavia (qui a programmé des Paris Orly-Beyrouth entre septembre et octobre et devrait récidiver en 2018) donne des ailes « aux agences évènementielles pour offrir des produits variés avec des prix compétitifs » se réjouit Serge Akl, directeur de l’OT du Liban à Paris. 

Le groupe KTS a saisi au vol ces nouvelles opportunités pour doper ses propositions, notamment à l’intention des entreprises. Parmi les ouvertures hôtelières récentes qui contribuent à renouveler l’attrait, citons la nouvelle adresse de Kempinski ou le Summerland Hotel & Resort Beirut 5* (à moins d’une demi-heure de l’aéroport), un très beau complexe en bord de mer disposant de sa propre marina, de cinq piscines et d’un spa.
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